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Agenouillée

  • Monique L
  • 14 nov. 2020
  • 1 min de lecture

L’imagination est un bien précieux à cultiver, alimenter ; tout un chacun peut y arriver. C’est un talent à découvrir au plus profond de son intérieur et de l’exercer comme un jeu appliqué à toute

scène aussi banale soit-elle, autrement dit s’amuser avec l’Eloge du rien.

Ce peut être l’Enchantement simple à la seule vue de l’image. Regardez là, agenouillée sur un tapis duveteux, si doux, tellement doux ; la petite comme en prière reçoit avec ravissement le déluge de flocons de pétales. Le cerisier semble l’avoir attendu pour alléger sa parure printanière. Il lâche prise d’un coup, laisse partir les bouquets de fleurs mûres pour l’effeuillage. Des milliers de pétales blancs s’échappent, papillonnent, habillent l’enfant d’une petite robe de fête. Puis ils s’égrènent progressivement jusqu’au sol telles les ruines du ciel pour masquer temporairement le vert tendre des nouvelles pousses. La manifestation est éphémère, ne se vit qu’une fois l’an. Les chasseurs de bonheur guettent les premiers symptômes ; il n’est pas question d’être loin de la magie de l’instant.

Au-delà, invisible à la photo, le vent tourbillonnant est l’acteur principal de la scène ; les plus attentifs entendront le bruit de la balançoire. Et bien au-dessus, hors champ, pour ceux qui lèvent la tête, une bibliothèque de nuages parfaitement alignés crée une voute de connaissances inestimables.



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